Sexe entre ex’ sans complexes (?)

Arnaud Seldon le 6 octobre 2006

Le Rayon Jaune La sexualité est une des racines premières de notre condition humaine. Je crois que je ne dis pas une grande vérité en l’affirmant puisqu’il me semble qu’il s’agit d’un fait entendu. Et cela même si elle a pour particularité de revêtir, dans notre société contemporaine, une dimension qui échappe un brin à notre entendement : elle s’habille de parures étranges et diverses qui tendent à lui donner une dimension qu’elle n’a pas forcément en soi. D’un simple rapport de reproduction, elle est donc devenue un plaisir, puis un mode de libération sociale, avant de devenir l’instrument d’une certaine catégorie de gens qui s’en servent comme un moyen identitaire. Le sexe est devenu l’équivalent d’une identité sociale particulière : féminisme, homosexualité, hétérosexualité, bisexualité, transexualité, pansexualité, et que sais-je encore comme sous-catégories de l’ordre de l’échangisme, sado-masochisme, et autres -ismes prosaïques.

Ce qui n’a pas changé, c’est que le sexe est sans nul doute une part importante de notre expression corporelle : nous avons des désirs (qui prennent des formes ô combien multiples) et nous recherchons un plaisir dans leur concrétisation (voire seulement dans le fantasme de leur concrétisation). Ces désirs et ces plaisirs sont autant d’expressions de besoins sexuels divers et variés.

Ces désirs et ces plaisirs proviennent bien sûr de l’acte en lui-même mais aussi - et je me demande si ce n’est pas “et surtout” - de tout ce qui l’entoure : de l’amour parfois, de la passion d’autres fois, puis bien sûr de la fascination, de la séduction, de la parade de la drague, du fantasme, etc.

Or, je me suis rendu compte que le sexe mis à nu - une fois écartés tout ce qui pouvait l’habiller (le fantasme, la séduction, la libération, sa dimension identitaire) - le sexe en lui-même, disais-je, laissait un arrière-goût amer et désagréable dans la bouche (hum… non, je ne parle pas de… vous m’avez compris).

Tout naturellement, lorsque mon ex - Alex - m’a recontacté il y a 10 jours alors qu’il était de passage à Paris, je savais très bien ce qui se dissimulait derrière et ce qui allait arriver. Tout naturellement, je savais pertinemment que nous allions coucher ensemble d’une façon ou d’une autre. C’était comme une évidence. Nous en avions parlé, un jour, quelques années auparavant, peu de temps après notre rupture. C’est moi qui avais évoqué le sujet. C’était sans doute un peu rude de ma part car c’est moi qui l’avais laissé tomber. Mais je lui avais expliqué que, s’il était de passage à Paris, nous pourrions coucher ensemble, un soir, si nous étions tous deux célibataires. Lorsque je lui avais dit ça, ce soir-là, j’étais excité, car cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas couché avec un mec. Et je crois, à vrai dire, que si j’avais décidé de faire une croix sur mes valeurs d’esthète et donc sur mon orgueil - bref, sur ma fierté - j’aurais pu coucher avec à peu près n’importe quoi.

Depuis, les années ont passé et j’avais oublié cette proposition. Sa venue parisienne a cependant ravivé ce lointain souvenir.

Nous nous sommes donc vus un dimanche. Il repartait le lendemain, il n’avait pas beaucoup dormi la veille et moi non plus. Après un tour sur Saint-Germain où je l’ai emmené déjeuner dans un petit resto sympa, j’ai décidé de lui faire visiter le quartier du Marais, un peu mort en ce dimanche après-midi pluvieux. Nous étions crevés tous les deux, je lui ai demandé s’il voulait voir quelque chose de particulier et il m’a proposé de nous reposer l’après-midi à l’appartement de son frère, où il dormait quand il allait à Paris. Son frère qui ne rentrerait “qu’à minuit”, avait-il dit. Et dont il avait la permission “pour amener des gens” à l’appartement.

C’était gros comme une maison - je l’avais vu venir de très loin. Mais je n’imaginais pas que les choses allaient se passer exactement comme elles se sont passées.

Il m’a proposé un Coca que j’ai accepté, m’a fait visité l’appartement de son frère (non sans avoir rappelé que son frère ne serait pas là avant minuit) et nous nous sommes posés dans le salon, sur un canapé. Proximité des corps, un peu de musique de type lounge lancée sur la chaîne hi-fi.

J’avais envie de le laisser venir : c’était toujours moi qui faisait le premier pas, quand je sortais avec lui. Je lui ai donc raconté mes différents déboires universitaires en espérant ne pas trop le lasser. Puis, je lui ai posé tout un ensemble de questions, sur sa vie, sur la manière dont il évoluait. En évitant d’aborder toutes les questions sur ses amours, bien sûr, parce que je ne voulais pas lui rendre la chose facile en lui tendant une perche : s’il avait envie de coucher avec moi, c’est lui qui devait faire le premier pas.

A vrai dire, je le trouvais presque touchant. Le connaissant, je l’imaginais volontiers avoir ressassé tout cela plusieurs fois dans sa tête. Me contacter, se balader, aller chez son frère (qu’il avait sans doute jeté dehors pour l’occasion d’ailleurs) et arriver à ses fins. J’ai donc décidé de le laisser faire. De le laisser agir comme un hôte qui tente de mettre à l’aise son invité. Et c’est ce qu’il a fait.

Finalement, l’évidence s’est faite de plus en plus nette à mesure que le temps passait. Il y avait la chambre du grand-frère à côté et son grand lit qui n’attendait que nous. J’ai donc fini par lâcher que j’étais complètement crevé et que je me serais presque allongé. Il s’est mis à sourire, comme il le faisait habituellement quand nous sortions ensemble, et il m’a dit qu’il en était de même pour lui. Qu’il y avait un lit à côté si nous voulions nous reposer. J’ai acquiescé.

J’ai donc retiré la veste de costume que j’ai accroché au dossier d’une chaise, pour ne pas l’abîmer, car je savais ce qui allait se passer. Nous nous sommes allongés comme prévu, l’un à côté de l’autre - habillés. Le lit était confortable, je m’en souviens clairement. Je lui ai d’ailleurs fait remarquer.

Je crois que c’est moi qui ai pris l’initiative. Finalement, c’était sans doute la chose la plus simple à faire. Je savais ce qu’il voulait et j’étais là pour ça. C’était une évidence. Seulement, lorsque je dis que c’était une évidence, je ne prononce pas cette phrase en somnambule : c’était VRAIMENT une évidence. Une chose qui allait de soi. C’était comme si c’était écrit et que je remplissais ma part du contrat. Un contrat que j’avais signé sciemment quelques années auparavant.

Il n’y avait pas d’amour, ni aucun sentiments. Il n’y avait pas de fantasme. Il n’y avait pas de séduction. Pas de drague, même à deux balles, pour enrober le tout. C’était comme mécanique. Pas de désir sexuel non plus, d’ailleurs - du moins de ma part : Alex avait pris du poids et ses formes ne me plaisaient pas.

Pourtant, il y avait cette possibilité-là. Du sexe venant, tout simplement, satisfaire un besoin commun. Sans explications, sans exagérations, en toute simplicité. Mis à nu. Et c’est donc ainsi, allongé à côté de lui, que j’ai commencé à lui caresser le torse du bout des doigts.

Il était allongé sur le dos. Je me suis retrouvé allongé sur lui et je l’ai embrassé. Puis, assis sur son entrecuisse, j’ai tenté maladroitement de lui détacher sa chemise (j’ai toujours eu toutes les difficultés du monde à déboutonner les fringues d’un mec - déjà que j’ai du mal à accrocher mes propres boutons de manchettes). Il a détaché la mienne et je me suis couché sur lui. Nous avons échangé un peu de salive tandis que je sentais son torse chaud contre le mien. Il m’a retiré mon jean, j’ai retiré le sien et nous nous sommes vites retrouvés quasi-nus, l’un contre l’autre.

Cependant, à mesure que je le caressais et que je léchais ses tétons, je me suis mis à penser que je n’avais pas envie de lui. Ce n’était pas que notre histoire maladroite me revenait en mémoire ou que je me disais que notre histoire était du passé : je n’avais vraiment pas envie de lui. A vrai dire, je faisais ce que je faisais presque religieusement, comme pour lui rendre un service. C’était du sexe qui n’était même pas un plan cul parce qu’il n’y avait même pas la dimension excitante de l’inconnu qu’on rencontre pour un soir. Je connaissais Alex. Je connaissais chaque parcelle de son corps par cœur. D’ailleurs, je me suis fait la réflexion étonnante que je reconnaissais son odeur. Pas celle de son parfum car il n’en portait jamais mais celle de sa peau, que j’avais côtoyée plusieurs années durant.

Coucher avec lui, c’était pour moi comme faire quelque chose que j’avais déjà fait mille fois et qui ne m’intéressait plus. Une tâche presque administrative.

Comme à son habitude - je m’y attendais - il m’a donc retourné sur le lit. Essayant de faire avec moi ce que je venais à peine de faire avec lui : me caresser et mes lécher les tétons. Un classique. Il a sorti ma queue de mon boxer, l’a branlé trop vigoureusement comme il le faisait d’habitude et a sorti un préservatif de la poche de sa chemise qu’il gardait encore sur lui, bien que déboutonnée.

- Tu as envie de me prendre ? m’a-t-il demandé. J’ai dit oui, avec l’acquiescement du fonctionnaire qui remplit sa tâche avec dévotion. Sauf que…

Sauf que j’ai commencé à débander. Lui qui était tout excité par la situation, je me retrouvais dans le sentiment inverse : je ne l’étais pas du tout. Et quand il a essayé maladroitement d’enfiler le préservatif sur ma queue avant que je ne lui fasse remarquer qu’il se trompait de sens, ça a été la débandade complète. L’absence totale d’excitation et la déroute érectile.

J’ai ressenti un étrange sentiment. Non pas celui d’une honte quelconque car je n’avais rien à prouver à Alex. Bien au contraire ! C’est précisément un sentiment d’absence totale de gêne qui m’habitait. Je me suis fait la réflexion que ce sexe possible avec Alex, qui voulait que je le prenne, n’avait même pas le parfum du mystère. La découverte du sexe de l’autre, la potentialité d’une réaction surprenante, le corps inconnu de celui que l’on a en face de soi : tout cela était en mesure d’exciter mes sens. Seulement, avec Alex, il n’y avait plus rien de cela. Je connaissais Alex, je n’avais plus de désir pour lui et il n’y avait même plus le plaisir possible d’une sexualité d’un moment volé avec un inconnu. Je me retrouvais dans la situation où j’étais marié à un homme depuis 20 ans pour lequel je n’aurais absolument plus aucun désir.

Alex semblait affligé par la situation. Je l’ai vu paniquer. J’ai vu dans ses yeux qu’il culpabilisait. Alors, avec un petit sourire, je l’ai rassuré. Je lui ai fait un petit mensonge, pour ne pas qu’il soit marqué par cet événement et qu’il se sente déprécié, lui qui a du mal à s’accepter tel qu’il est. Je lui ai dit que c’était de ma faute. Que je lui avais menti en lui disant ne rien avoir fait la veille et que j’avais couché avec un mec. Que j’étais allé à une soirée et qu’un mec m’avait sucé. Et que je manquais un peu de vigueur.

Je me suis mis à penser que c’était dommage pour lui. Qu’il avait envie d’une partie de jambes en l’air, qu’il avait tout élaboré et que ça n’avait pas fonctionné. Alors je me suis dit que ça ne devait pas s’arrêter là. Je devais faire un effort, pour lui et pour ce qu’il avait tenté de faire. Parce que cela faisait partie du contrat.

Alors, j’ai commencé à lui caresser l’entre-jambes, juste à l’intérieur des cuisses. En remontant doucement jusqu’à prendre ses couilles entre mes mains. Délicatement, j’ai décalotté ce gland que je ne connaissais que trop bien et j’ai approché mes lèvres…

Et c’est là qu’Alex m’a arrêté dans mon élan. Regard étonné de ma part.

- Attends, j’ai un autre préservatif dans ma poche.
Je l’ai regardé avec des yeux ronds :
- Pour une fellation ? lui ai-je demandé.
- Oui, je ne prends plus de risques, maintenant.
Et là, comme dans un vieux couple, il s’en est suivie, à 10 cm de sa queue, une discussion propre à décourager tout bon samaritain qui voulait offrir une pipe à son ex-amant :
- Tu sais, tu ne crains pas grand-chose… lui ai-je dit.
- Oui, mais le risque existe.
- Ecoute, si tu n’éjacules pas dans ma bouche, ça ira.
- Non, il m’est arrivé quelque chose.
- Quoi donc ? lui ai-je demandé, légèrement inquiet.
- J’ai rencontré un mec dans un bar, il y a quelques mois. On s’est sucés sans préservatifs. Et il m’a avoué, quelques jours plus tard, qu’il était séropo. Il ne me l’avait pas dit.
- … (J’ai gardé le silence et l’ai laissé poursuivre).
- Alors j’ai fait plusieurs tests, tout est bon, mais le médecin m’a dit de ne faire des fellations qu’avec préservatifs. Qu’il suffit de quelques gouttes de sperme, même avant l’éjaculation. Alors, depuis, je ne prends plus de risques.

Comment tuer la moindre étincelle de désir… Déjà que je n’en avais pas envie et que j’essayais de lui faire plaisir… Mais si, en plus, il voulait que je suce un préservatif moulé sur une bite, c’était au-dessus de mes forces. Je connaissais tous ces risques, mais c’était un risque que j’acceptais de prendre avec mes partenaires, en toute connaissance de cause : je n’aimais pas sucer du caoutchouc. J’ai donc tenté un ultimatum un peu amusé :
- J’accepte de prendre ce risque, allez.
- Non, tu ne me suceras pas sans capote. a-t-il répondu.

Cela a jeté un froid. J’ai donc laissé tomber et me suis à nouveau allongé à côté de lui, sur le dos. J’ai poussé un soupire et je me suis dit qu’il recommençait à m’exaspérer, comme à l’époque où nous sortions encore ensemble :
- Le genre de discussions qui donne vachement envie de baiser… lui ai-je lancé, sur un air de reproche.
- Oh… Excuse-moi, je… Je suis désolé… m’a-t-il répondu, se remettant à culpabiliser.

C’était son choix. Il avait eu ses frayeurs et je pouvais comprendre ça. Reste que le faire culpabiliser n’était pas une bonne solution. Je n’en avais pas le droit, surtout pour une décision comme celle-ci. Certes, il était maladroit de sortir une telle discussion en plein milieu de ce qui pouvait être un acte sexuel, mais il devait ressentir la même décontraction vis-à-vis de moi que moi je ressentais vis-à-vis de lui : nous nous connaissions. Nous connaissions nos corps, nos connaissions nos sexes, nous connaissions nos odeurs. Nous savions chacun que tout cela n’aurait aucune incidence sur la suite de nos échanges. Pas de remords, pas de regrets. Rien de tout cela. Il s’était senti libre de parler et je ne devais pas remettre en question cela.

C’est donc pourquoi j’ai commencé à le branler. D’une façon très particulière que je suis le seul à pratiquer (oui, oui). Je savais qu’il appréciait cela et je savais que personne d’autre ne pouvait lui avoir offert cela depuis notre séparation. Il a fini par faire de même avec ma queue, qui avait fini par retrouver sa vigueur d’excitation soudaine. Et finalement, au bout de quelques minutes, j’ai éjaculé sur son torse, il a éjaculé sur le mien.

Une demi-heure plus tard, nous étions dehors dans un restaurant pour prendre un dîner d’adieux. Jusqu’à la prochaine fois, peut-être.

Etrange sensation que ce rapport sexuel qui n’en était pas vraiment un. Le sexe était ici dénué de toute substance. Point d’ “enrobades” ou de parures, point de désirs ou de fantasmes, point de sentiments ou de mystère : du sexe consommé sans volupté et sans plaisirs, si ce n’est celui bien anonyme d’une main venant branler jusqu’à l’extase éphémère une bite en érection. Bref, un simulacre sublimé et non pas sublime d’une masturbation devant un film pornographique.

Etrange sensation que ce contact lointain avec une personne dont on connaît les moindres recoins du corps et de l’esprit. Et surtout cette odeur d’une peau que l’on a mille fois reniflée et qui se voit soudainement retrouvée.

Alors, dans toute sa simplicité, complexe est le sexe entre deux ex. Complexe comme l’évidence qui vide les choses de leurs substances.

Une réponse à “Sexe entre ex’ sans complexes (?)”

  1. De : trou_de_boulette
    Le dimanche 18 février 2007 à 19:12
    Site :

    Style agréable et fluide. J’ai apprécié lire ces quelques lignes , dont plusieurs passages ont m’ont fait légèrement sourire (impression de vécu). Bonne continuation.


    De : gerem
    Le mardi 17 juillet 2007 à 08:25
    Site :

    en ce moment je suis seul et peu me branler avec toi


    De : gerem
    Le mardi 17 juillet 2007 à 08:26
    Site :

    depeche toi de suite


    De : koukoul_20
    Le jeudi 19 juillet 2007 à 09:27
    Site :

    J’ai 20 ans, je suis étudiant en 2ème année d’art culinaire , art de table et du service.Précisement en hôtellerie et restauration ;je vien de madagascar et je suis célibataiere.J’aime les mecs et je ne sais pas pourquoi mais ce qui m’attire le plus c’est d’avoir une grosse bite dans l a bouche et dans l’anus.Me masturber sur un miroir, je suis fou de sexe précisement de la bite ,et je pense même que je suis obsedé.De plus une grosse bite me donne une envi brusque de baise avec quelqu’un, parfois je suis voyeur et surtout quand il sagit d’un qui entrain de se baigner ou de se doucher, regarder une bite me donne un peu plus de confiance à mon corps.Je ne sais pas pourquoi ùais les femmes ne m’attire pas beaucoup ,dès fois j’éssaiait de sortir avexc mais rien du toutmême pas un baiser et je la laisse tombé,et cela sagit en toute sortes de femmes ;-) j’aime les mecs et malgré que les gens disent du mal des pd je n’ai rien à foutre. Parcontre je suis pas travestie, du côté sexe je suis à la fois actif et passif ,faut être préis quand je suis prêt d’un homme fort et viril, bien membré,sexe bien tendu, long alors là je ne pourrai plus y ceder et j’aimerai qu’il m’encule à fond.Contacter moi si vous avez des choses ou des conseil à me dire svp ,j’ai besoin d’un correspondant qui soit sérieux et cool merci, ;-) voici mon adresse e-mail : sergetitisse@yahoo.fr

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